Quelle place pour les papas en 2021 ?

Pourquoi je vous en parle ici : Depuis que j’ai lancé mon blog, je n’ai parlé que des mamans et de nos chers bébés. Et les papas alors ? J’avais à cœur de parler d’eux aussi, si importants dans la vie de famille et de couple, si présents, si aimants, si impliqués aujourd’hui. Dans mon cas en tout cas ! Un ami – papa de deux jolies petites filles – m’avait parlé de L’atelier du futur papa, des formations mises en place par Gilles Vaquier de Labaume pour aider les pères à aborder la maternité. Une riche idée car oui, durant ces 9 mois – pour ne parler que de la grossesse – exclusivement dédiés à la femme, il est parfois difficile pour un papa de trouver sa place. Alors comment se préparer quand on s’apprête à devenir père pour la première fois ? Quelle place et quel rôle pour les pères en 2021 ? Comment accompagner la maman dans cette étape de sa vie ? Le fondateur de L’atelier des papas et auteur de Mes premiers pas de papa* me répond.

Quelle est la place des papas aujourd’hui dans la société ?

Gilles Vaquier de Labaume – Le papa a un rôle beaucoup plus multi-tâches qu’auparavant. Il y a encore quelques années, il représentait surtout l’autorité et la sécurité financière. Dorénavant, il s’inscrit à la fois dans plus de tendresse – sans que ça soit pour autant associé à de la faiblesse – et dans un partage des tâches beaucoup plus équitable avec la maman. Ces « nouveaux pères » s’impliquent plus parce qu’ils ne veulent pas passer à côté de leur rôle dans la maternité. Ils veulent vivre à fond leur paternité.

J’imagine que tous les papas ne sont pas comme ça et qu’il y en a toujours qui s’impliquent moins…

Evidemment, mais je vois de plus en plus de papas qui viennent par eux-mêmes participer à nos ateliers, ça montre qu’il y a une vraie tendance. Il y a 7 ans, quand j’ai créé L’atelier du futur papa, ils venaient parce qu’on leur avait offert un bon cadeau. Après il y a évidemment les papas qu’on voit tenir les poussettes dans la rue, donnant l’image d’un père impliqué, et qui en réalité ne font que ça dans le quotidien de la vie de famille. Je dirai qu’aujourd’hui il y a une petite majorité de pères, environ 55%, qui s’implique plus ou moins à fond, et le reste (45%) qui ne fait pas grand-chose voire rien du tout.

Pour ceux qui rêvent de s’investir, quels sont vos conseils pour qu’ils trouvent leur place dès la grossesse ?

Ça dépend avant tout de la place que la femme veut bien laisser ! Car par essence, la grossesse est un moment qui leur est réservé, elles ont un statut à part pendant ces 9 mois et les futures mamans peuvent avoir du mal à partager. Certains papas en souffrent donc je leur rappelle avant tout que leur rôle de père est absolument légitime et qu’il participe à l’épanouissement familial. Ensuite, pour accompagner au mieux leur femme pendant cette période, je leur conseille de participer au maximum aux différents rendez-vous médicaux, mais aussi à la préparation de la chambre et de l’arrivée de leur enfant. C’est en s’impliquant qu’on prend sa place.

Et une fois que le bébé est là ?

En post-natal, je préconise de prendre soin de la maman, d’aider dans les tâches ménagères, mais aussi tisser au plus tôt le lien avec l’enfant. Car le papa a moins de « crédit » au départ puisque c’est la mère qui est en congé maternité et passe beaucoup de temps avec le bébé. Il faut parler au maximum au nourrisson, réaliser les changes et soins quotidiens quand on rentre du bureau, même si l’on en a pas vraiment envie après une journée de travail. En faisant ça, on devient père, mais on participe aussi à la dynamique de vie de famille et donc au bonheur des siens.

Que proposez-vous dans vos ateliers pour acclimater le père à sa future vie ?

Nous avons mis en place un atelier de 2h sur les gestes du quotidien : le bain, le change, l’emmaillotage, le portage, les gestes anti-étouffement, etc. Beaucoup de papas qui y participent commencent par nous dire « J’ai peur de casser le bébé ». On entre donc dans le vif du sujet pour leur donner des clés concrètes et leur apprendre les bons gestes. On a aussi une partie psychologique pour qu’ils soient conscients du grand changement qui les attend et de l’importance de leur engagement. Et en général, quand on leur offre un espace de paroles, ils ont beaucoup de choses à dire et notamment des interrogations et des angoisses qu’ils sont contents de partager. On propose aussi une journée complète qui en plus de ces 2h aborde notamment l’éducation positive, le couple après bébé et l’éveil et le développement de l’enfant. La plupart repartent en nous disant qu’ils se sentent sereins et armés face à leur future parentalité.

*Mes premiers pas de papa, Gilles Vaquier de Labaume, éditions Solar

Pour en savoir plus sur les ateliers de Gilles Vaquier de Labaume :
L’atelier du futur papa
L’atelier des futurs parents

Retrouvez-moi sur mon compte Instagram @Parlonsmaman

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